Comment se forment les cyclones

Cyclone, typhon ou ouragan, les trois noms sont utilisés pour décrire le même phénomène en fonction du lieu où il se produit : cyclone pour l’océan Indien ou le sud du Pacifique, typhon pour le Pacifique occidental et la mer de Chine, ouragan s’il se produit dans la partie nord de l’océan Atlantique ou dans le nord-est du Pacifique.

Chaleur de l’eau de mer

Une pression atmosphérique basse, voici la condition essentielle à la formation du cyclone, comme le confirment certains sites tels que sciences-paysage.fr. En zone tropicale, à au moins 6° de l’équateur, en fin de saison chaude et si l’eau de la mer atteint 26°C sur une profondeur de 50 mètres, la formation du phénomène cyclonique peut s’enclencher.
La chaleur de l’eau entraine l’évaporation qui alimente la formation d’une spirale, d’une masse d’air chaud et de nuages qui s’élève dans l’atmosphère.

L’œil du cyclone

Le centre du cyclone, appelé œil, peut mesurer jusqu’à 200 km de diamètre. L’œil demeure calme, souvent sans vent et dégagé. Des scientifiques à bord d’avions spécialement équipés réussissent à y pénétrer pour recueillir des précieuses données.

L’œil du cyclone est entouré d’un anneau d’orages et de vents. Il est intéressant de savoir que la rotation du cyclone est inversée selon l’hémisphère Nord ou Sud.

Dans l’hémisphère Nord, le mouvement est antihoraire alors que dans l’hémisphère Sud, il sera dans le même sens que les aiguilles d’une montre. Ceci est dû à la rotation de la terre qui génère une énergie nommée force de Coriolis.

L’évolution du cyclone

Le cyclone est précédé de plusieurs turbulences où les vents augmentent. On parle de dépression tropicale avec des vents de 37 à 62 km/h, vient ensuite la tempête tropicale où les vents atteignent jusqu’à 117 km/h. En plus du vent, ces étapes sont accompagnées de pluies abondantes. La mer s’agite dangereusement et donne lieu à de fortes houles.

Vient ensuite le cyclone avec des vents pouvant dépasser 250 km/h comme cela fut le cas lors de Maria qui a touché les Antilles en septembre 2017.

L’échelle Saffir-Simpson

Depuis 1969, l’échelle Saffir-Simpson attribue aux cyclones cinq niveaux d’intensité croissante, le niveau cinq étant le plus élevé et le plus dévastateur tant pour la nature que pour les structures construites.

À chaque classe de cyclone correspond une classe d’alerte ou de vigilance afin de protéger la population adéquatement et de procéder à des évacuations si nécessaires. Pluies torrentielles et vents très violents apportent inondations, raz-de-marée, glissements de terrain, fortes crues, coupures d’électricité et d’eau, destruction des routes et d’habitations.

Avec le réchauffement des océans, tout porte à penser que la fréquence et l’intensité des cyclones ira en s’accroissant.

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